Pic from 9gag.com
Anyway, I'm bilingual (so they said)
Two months since the last time I posted here. And as many days spent trying to change my mind, to get some "fresh air".
Thing is, as soon as my last entry was published, I had promised myself not to post again. Well, those who know me also know there's no way I could survive without writing. So instead I promised not to write here again until I get better. I think it was a way to just let this blog fade away, with all the souvenirs along. Just like the former one.
And here I am. So, what's up? Big changes? Well, "yes and no" (I definitely have to get rid off that bad spoken habit lol). First, I took the TOEIC. Once again (yes coz apparently you have to take it every three years). And guess what? Nailed it!
Pics or didn't happen? Ok ok, fine, here it is (def' not showing off haha):
Yeah I know it's not straight, but for my defense my scanner just broke down. So I have to do it the "old school way" (i.e use my last gen' smartphone, take a pic, upload it from DropBox on my computer coz I'm too lazy to just transfer the file via USB and upload it here).
Anyway, as you can see, got a total of 975/990. Even better than last time ^_^ (still not showing off!). According to the TOEIC organizers, I'm now considered as "bilingual". Let me laugh. It's kind of a joke coz the TOEIC may be a "reference" in foreign companies as far as English is concerned, it doesn't mean anything at all. But hell, it's still funny. So now I guess I'm going to write exclusively in English here. Or not. We'll see.
Next step: TOEFL and GRE ;-)
Ok I'm getting way too talkative so I'm going to be briefer. Let's just say I've been spending much time hanging out with friends which basically means:
1) Getting to a friend's place
2) Talk, get drunk, get high (well, still declining the offer for now ^^)
3) Go out
4) Go back to 1) and repeat til' blackout
What else? Well, partying of course. Much less than last year, but still. Those who say there's not much to do when you're a student are liars. There's always a minimum of 2-3 huge parties every week in student cities. Plus what we call "apéros" which are the average afterwork parties the other nights. That involves the usual "events" that may occur. Meeting new people, dancing, and so on (if you know what I mean).
I've also gotten back to music. I mean, playing guitar and piano. I'm considering writing a little thing but I don't have much time right now, still have much to do. Have to work on my exams and these posters I've been commisioned.
And last but not least, got a "interview simulation" on next Monday. Been writing a script scenario for my fellow comrades and me. Will post it next time ^^
Some "girl friend" told me after I showed her I was quite involved in those "artistic" projects. And I must admit that sometimes it's quite hard to believe that I'm in an Engi School..
Fortunately, I (still) don't know how to draw. And I guess I never will be able to haha.
Oh, speaking of which. One of my friends who's at School with me knows how to draw! And god, she's freaking talented! Just enjoy:
The first one was drawn with a bic only, and the second with promarker pens. If I can get a grip on some of her other works, I will definitely upload them here ^^
That is all.
Beauty and the Beast.
(titre original: Et comme si ce n'était pas suffisant)
J'ai toujours essayé d'être correct. De respecter certaines limites, et ce, jusque dans la douleur et la peine, voire la colère. Je ne m'étendrai pas dessus, le sujet a été abordé maintes fois, et puis, il paraît que ma prose est source d'ennui..
Bien sûr, j'ai fait des erreurs. Bien sûr j'ai (plusieurs fois) failli, et avec un talent incroyable par moment. Je ne cesserai jamais d'avoir ces souvenirs en mémoire, au même titre que jamais les regrets ne me quitteront
Malgré tout, je me suis montré plus que convenable la majeure partie du temps. Mais il semble qu'à la fin, tout cela ne compte pas.
On a beau connaître la chanson, on ne s'habitue jamais à l'inconstance des sentiments humains. Je parle d'inconstance, mais il faudrait plutôt parler de paradoxe. Pour faire court, nommons cela le syndrome du poisson rouge d'une part, et celui du feu rouge d'autre part. Enough said.
Et pourtant, il n'y a rien à blâmer. Rien à pardonner puisque c'est dans la nature des hommes d'oublier.
On peut passer des années à tenter de forger une merveille, de construire quelque chose, qu'importe la chose d'ailleurs, tant que l'on poursuit ses rêves. Il suffira toujours du battement d'ailes d'un papillon pour venir tout détruire. Sans espoir de rédemption.
Et peu importe tous les efforts que l'on peut faire pour être le meilleur homme possible, tenter d'être le plus compréhensif et aimant, on ne pourra jamais égaler le plus incroyable des salauds.
"Pretending she wants a charming prince, falls in love with scumbags and talks shit about the nice ones.."
N'est-il pas étrange de constater qu'une fois que l'on commence à déprécier une personne, tout ce qu'elle fait devient énervant? Jusque dans les choses qui autrefois nous plaisaient? Fuck Human Logic.
Et pourtant, malgré les griefs que j'ai pu éprouver, j'ai été assez décent pour éviter de porter des accusations ad hominem jusqu'à présent. Je n'ai jamais eu l'orgueil de prétendre que mon style était admirable, ou même bon. Ni même de vouloir briller parce que j'utilisais des expressions "recherchées". Tout ce que j'ai toujours voulu, c'est de ne pas ressembler à n'importe qui. Sortir du lot sans trop attirer l'attention pour autant. Un paradoxe dans lequel certains se reconnaîtront.
Alors oui, j'ai trouvé l'écriture et les lettres, et je m'y suis réfugié. Peut-être parce que c'était le moyen le plus approprié selon moi, et peut-être à cause de prédispositions. Je n'en sais rien, et d'ailleurs, peu m'importe. J'en avais assez d'être la risée, de ne pas me sentir à l'aise. J'ai fait de ma faiblesse une force.
Aujourd'hui, j'ai tendance à le clamer haut et fort. Mais la vérité, c'est que je ne suis pas satisfait. J'ai toujours détesté la façon dont je parlais, dont j'écrivais, m'exprimais. M'entendre parler me donne même envie de me couper la langue parfois. On a beau me soutenir le contraire, rien n'a vraiment changé avec les années. Je n'ai rien de spécial. Rien qui soit digne d'intérêt. Alors je rajoute des mots, je fais des jolies tournures pour compenser. Pour cacher tout ce que je ne suis pas. Ma culture se résume à ce que j'ai pu apprendre étant "gamin". Mon esprit est emprunté dans les livres. Mon apparence est la seule chose qui m'appartienne vraiment, et elle est tout ce qu'il y a de plus ordinaire.. C'est peut-être ce que je déteste le plus chez moi. Je suis quelqu'un de banal. Je n'ai que ma gentillesse et ma volonté de devenir meilleur. Et ce ne sera jamais suffisant. J'ai arrêté d'évoluer, et depuis, je régresse. Je ne fais que m'adapter. Je ne suis qu'un caméléon.
J'ai grandi trop vite. Et pas assez mûri. J'en suis devenu blasé alors que je ne savais rien. J'étais cynique avant de connaître l'importance des choses. C'est devenu une habitude de vie. Certaines personnes décident de trouver le réconfort dans des illusions agréables ou des bras réconfortants. D'autres se jettent à corps perdu dans ce qu'ils aiment. Pour ma part, je ne suis ni assez talentueux, ni assez motivé pour faire autant d'efforts. Car après tout, une relation est épuisante, tout comme une passion. Qu'on en rit ou qu'on en pleure, il n'y a pas tellement de repos. De perpétuelles montagnes russes.
Choisir de ne pas accorder d'importance à quoi que ce soit, c'est une solution de facilité, mais elle a le mérite de ne pas se mentir. Temporaire, mais efficace.
Alors oui, je sais me servir des mots assez bien pour obtenir ce que je veux. Pour faire croire aux gens des choses qui ne sont pas vraies. Certains parleront de manipulation. D'une certaine manière, ils n'auront pas tout à fait tort. Mais jamais, jamais je n'ai manipulé les gens pour qui j'ai eu de l'affection. J'ai toujours été honnête. J'ai toujours laissé le choix. Et à chaque instant la porte était ouverte. Alors même que j'aurais dû être le premier à partir, ne jamais avoir accepté. J'ai cédé. A chaque fois. Et je me suis attaché un peu plus. A chaque fois.
La grande erreur, c'est de tomber amoureux des personnes qui nous sont les plus proches. Ce sentiment d'attachement après avoir passé tant de temps à les réconforter, à rire, pleurer ensemble. Cette impression d'osmose a tendance à tout embrouiller. A nous faire oublier toute raison. Et lorsque l'on perd, c'est pour de bon. Pas de seconde chance, pas de vie supplémentaire.
Une vieille amie m'a dit que ce n'était jamais facile avec moi. Je veux bien lui donner raison. Je suis tout sauf quelqu'un de facile à vivre. Mais je me soigne. Et même en mettant le passé derrière moi, même en tentant de le reléguer dans un coin sombre qui ne verra jamais plus la lumière, il y a des moments où une éclaircie vient me rappeler ce que j'ai été, ce qu'on m'a fait. Mais je ne perd pas espoir. "Trop tôt, trop vite."
Malgré les cicatrices que je porte, je continue. Je revêt mon masque, et entre sur scène. Même si on a l'impression que ça ne rime à rien, que sitôt avoir tourné la page, tout s'oublie. Qu'on est prêt à tout croire sans lire entre les lignes.
Parce que finalement, c'est ça ou abandonner.
Cancer.
C'est l'histoire d'une femme a l'esprit remarquable, née au Vietnam dans une famille que l'on pourrait considérer comme bourgeoise, aisée. Une famille qui lors de la prise de pouvoir par les Communistes, a d'abord dû accueillir, héberger les partisans du régime dans leur propriété, subir une intrusion un peu plus invasive chaque jour, avant d'être "enjointe" de céder ses biens et richesses. Une famille qui, refusant de voir un régime "corrompu" dilapider tout ce qu'elle avait acquis à la sueur de son front, a décidé de fuir le pays par avion, puis par bateaux lors de la fermeture des frontières. Un périple de plusieurs mois, dont très peu ont survécu. Les conditions météo, les autorités, les pirates ainsi que les maladies frappant sans se soucier d'une quelconque justice.
L'arrivée en France, terre "promise", la lente et pénible adaptation, le travail incessant à fournir, l'absence de soutien de la plupart des camarades.. Une situation qu'elle n'a pas été la seule à vivre. Heureusement pour elle, malheureusement pour eux tous.
Cette femme, non contente de réussir à s'adapter, ne s'est pas simplement intégrée avec modestie. Ingénieure diplômée des Mines, de Centrale, ayant décroché plusieurs MBA et doctorats en électronique, matériaux,.. , consultante et conseillère au sein de plusieurs entreprises, directrice d'une Ecole d'Ingénieure (privée). On dira ce qu'on voudra, on ne pourra pas lui retirer qu'elle a réussi sa vie. Seul bémol? Son caractère trop fier et trempé. Ce qui lui aura valu de devoir changer plusieurs fois de poste parce qu'elle ne s'entendait pas avec la hiérarchie. Le même caractère indépendant qui lui aura valu de ne s'attacher à personne d'autre qu'aux membres de sa famille et amis.
Cette femme, c'est ma tante. Elle a aujourd'hui 52 ans, et elle est atteinte d'un cancer des ovaires. Stade terminal.
Le diagnostique initial est tombé il y a quelques années, et presque par hasard. Comme c'est souvent le cas avec cette forme de cancer, il est difficile à repérer, car les personnes atteintes ont tendance à l'assimiler à de banals maux de ventre. La maladie était déjà bien avancée, les métastases étant délocalisées et se multipliant régulièrement. Pourtant à ce moment là, il y avait de l'espoir.
C'est pour cette raison qu'elle a suivi différents traitements: chimiothérapie, radiothérapie, thérapie génique.. visant à réduire la taille des tissus cancéreux avant l'opération chirurgicale. Aucun de ces traitements n'est agréable, bien au contraire. Parmi les effets secondaires bien connus, on peut citer la chute de cheveux, les nausées, vomissements, perte de l'appétit, détérioration de l'humeur, ...
Quelques semaines avant la date prévue pour l'intervention, elle apprend que certains foyers n'avaient pas été localisés auparavant, et que, puisqu'ils n'ont été suffisamment traités, il va falloir
Et pendant tout ce temps là, elle ne peut rien faire d'autre qu'attendre, et subir en silence. Voyant la réaction de ses proches face à la dégradation de son état, elle finit par ne plus souhaiter qu'on lui rende visite, devenant aigrie quant elle reçoit de la compagnie.
Lorsqu'enfin, et par un hasard heureux, elle se sent un peu mieux, on lui dit qu'elle est prête pour l'opération. Mais cette femme, perfectionniste jusqu'au bout des ongles et qui n'a jamais rien laissé au hasard ou inachevé, décide alors de reporter l'opération, voulant profiter de sa petite amélioration de santé pour terminer ses papiers. Au cas-où dit-elle.
Il y a quelques semaines, alors qu'elle terminait ses affaires, on lui fait repasser des examens afin de préparer au mieux la chirurgie. Elle attend, sentant ses forces décliner à nouveau après le bref regain d'énergie qu'elle avait connu. Hier, le résultat tombe: Le cancer s'est propagé à nouveau, et d'autant plus rapidement qu'auparavant. Il est trop tard. Plus rien à faire. Stupide? La seule chose de stupide selon moi, c'est ce cancer qui la touche.
Seuls les personnes les plus proches sont au courant. Elle refuse que la plupart des membres de la famille le sache (en particulier ceux qui sont aux Etats-Unis), pour ne pas déclencher un élan de panique ou de pitié. Je ne saurais dire. Ma mère est tiraillée entre la volonté de lui accorder ce souhait, et l'envie de l'aider en invitant toute la famille à rester auprès d'elle jusqu'à la fin. Le téléphone sonne presque toutes les heures depuis hier maintenant. Préparatifs, et autres. Ma tante elle, n'aspire qu'à rentrer chez elle. Et même ça, on le lui refuse. "Elle est trop lourde" a-t-on dit à ma mère. Curieuse formulation pour signifier qu'elle mourra tout de suite chez elle. La solution serait alors de l'installer dans un hospice pour les personnes en fin de vie. Bonjour l'ambiance..
Quant à moi, j'assiste à tout ce déferlement d'émotions, d’évènements, avec un étrange détachement. Presque comme elle. J'ai parfaitement conscience de tout ce qui se passe. Et j'ai toujours été proche de ma tante, appréciant ces conseils, cet humour et cette énergie qu'elle avait toujours en elle. Et pourtant, devant ma mère qui semble désemparée, elle qui d'habitude sait toujours quoi faire, je reste impassible alors que ma soeur actuellement en Angleterre semble avoir le moral au plus bas. Est-ce la soudaineté des choses qui m'empêche de réaliser, ou bien quelque chose en moi qui ne va pas? Serais-je aussi calme qu'elle? Aussi calme que je le suis maintenant lorsque la fin viendra?
Je ne saurais le dire..
Et j'attends.. Nous attendons tous..
Random.
Trop de choses à dire, et trop peu de temps pour le faire.
C'est du moins l'état d'esprit dans lequel je me trouvais il y a encore quelques minutes. Le weekend à Londres, la semaine à Canterbury, sur le campus universitaire, et la semaine BDE (comprendre Bureau Des Elèves pour ceux qui ne connaissent pas le système Fac/Grande Ecole) avec les différentes soirées de listes et les activités dans les locaux de l'Ecole. Bref, beaucoup de choses en peu de temps.
Puis, comme c'est souvent le cas lorsque je m'apprête à publier un nouvel article, je me suis mis à réfléchir. Eh oui, car bien qu'on puisse croire le contraire, le processus d'écriture ne se fait pas (toujours) sur un coup de tête chez moi. Le sujet à traiter, la manière de l'aborder et de l'introduire.. Bien sûr, la suite vient d'elle-même. Comme si d'une certaine façon, une étincelle, un coup de pouce était nécessaire (mais suffisant) pour faire démarrer la machine. Je suppose que quelque part, je n'ai pas vraiment changé sur ce point-ci.
Anyways, tout ça pour dire qu'au moment de l'écriture, j'ai eu comme à mon habitude, un petit moment d'hésitation. Hésitation due à cette pensée que j'ai eu -et que j'ose croire que tout blogueur a déjà connu un jour- à savoir "C'est bien joli tout ça, mais comment rendre le sujet aussi intéressant que tu le perçois?". Puis "En même temps, qui va s'y intéresser? Jveux dire, c'est ta vie, pas celle du Dalaï Lama (j'ignore pourquoi j'ai pensé à cette référence). Osef de ce qui peut bien se passer dans ta petite existence." Pour finir sur "Wtf, c'est un blog, c'est fait pour ça, et puis, tu écris pour toi, pas pour les autres."
Il n'empêche que mine de rien, le regard des autres importe. Car auquel cas à quoi bon utiliser un blog plutôt qu'un bloc-note?
Mais bon, vu que vous êtes capables de lire ces lignes, il paraît assez évident que la petite "séance réflexion" ne m'a pas (complètement) refroidi. Néanmoins, cela m'a permis de me donner des axes sur lesquels focaliser le contenu de cet article.
Bref, fermeture de la parenthèse.
Concernant le séjour en Angleterre, il s'y est passé pas mal de choses, mais aucune que je ne juge vraiment utile ou nécessaire de détailler. Ah si, peut-être un point: NRJ mobile, ça craint! Parce que si en France, le service est satisfaisant, en Angleterre, aucun réseau compatible! "Your sim card doesn't allow you to connect to this network". Fuck!
Alors moi qui avait planifié un rendez-vous sur Londres dès mon arrivée, j'avais un peu les nerfs. Déjà que la navette faisant la liaison Luton - Gloucester Place avait 30min de retard, j'ai passé 15 bonnes minutes à essayer de trouver un moyen d'avoir du réseau. Heureusement, j'ai eu l'excellente idée d'aller acheter une carte sim locale dans le premier tabac rencontré. Et franchement, aucune difficulté à comprendre ou à me faire comprendre ^^ Like a Boss!. Humour intended.
Bref, après cela, weekend sur Londres, dépensé près de 160£ en soldes (ce qui même quand on est économe et qu'on s'efforce de mettre de côté pour ce genre d'occasions est un montant plus qu'honorable pour un étudiant). Faut dire que là-bas, on peut vraiment faire des affaires, à condition de chercher et de ne pas hésiter à négocier. Une chose est sûre, la vie est vraiment chère chez les britons!
Par rapport à la vie sur le campus, RAS de particulier. à part que Canterbury est vraiment cosmopolite d'un certain point de vue. On remarque bien la présence d'un des plus grands campus européen à proximité. Et les anglais ne doivent pas représenter plus de 50% de la population étudiante. Russe, néerlandais, espagnol, italien, allemand, chinois, ..j'ai dû entendre facilement une dizaine de langues durant le séjour. Avec une proportion non négligeable de personnes venues d'Europe de l'Est (ce qui n'était pas pour le moins déplaisant).
Concernant les soirées, je m'efforcerai d'être concis. Nombreuses, originales, propices aux rencontres en tout genre. To put it in a nutshell, enjoyable.
Ca m'a fait du bien, c'est sûr.
Back in France.
Fin du weekend un peu morose. Personne à la maison, rien à faire, plus la retombée du moral après les events des derniers jours.
Passons à la semaine BDE. Personnellement, je n'ai pas vraiment envie d'en parler. Pour la simple et bonne raison que j'ai dû faire mon fantôme la moitié de la semaine (histoire de laisser reposer le foie ainsi que mon dos quelque peu meurtri) et qu'il n'y a rien de très passionnant (pour des externes). J'ai quand même fait une soirée sur les trois prévues. Sympa, sans plus. C'est l'after qui est plus intéressant.
Décidé de dormir chez un pote, dans sa chambre d'étudiant. En rentrant vers 2h30, il me prévient: "Par contre, j'ai pas de sac de couchage. On va aller en demander un à l'étage du dessus". Pas de réponse arrivé sur place. Tant pis. Après, je ne sais pas si c'est l'alcool qui a parlé, ou un quelconque hasard, mais j'ai senti une odeur de pizza suivie de bruits de discussion. Je fais signe à mon hôte et on se dirige vers la source. Une porte grande ouverte, un mec portant une couette qui attend sur le seuil que sa copine daigne le rejoindre.
"- Tiens, vous étiez à la soirée?"
"- Ouais. Toi aussi?"
"- Non non, c'était ma copine. Moi je bouquinais en l'attendant."
"- Cool, quel genre?"
"- De la fantasy."
Et là, c'est le drame. S'il y a un sujet sur lequel il ne faut pas me lancer, c'est les bouquins, et encore moins la fantasy. Parce qu'une fois parti, il n'y a pas de retour possible ^^.
Bref, on commence à parler références et oeuvres, et là, une des nanas dans l'appartement nous entend, et dit "Bon sang, ça parle de Krondor, faut que je les rejoigne là!". Donc on se retrouve à parler dans le couloir, puis la discussion se prolongeant, on migre dans l'appartement de la demoiselle (la copine du mec nous ayant rejoint dans le même temps). Résultat, on se met à parler de fantasy, de SF et de tout ce qui peut tourner autour. Au menu, du Feist, Gemmell, Goodkind, Tolkien, et j'en passe et des meilleures. Le tout accompagné d'une pizza et arrosé d'un rhum fait maison et que franchement, je n'oublierai pas ^_^
Politique, Psychologie, Ethique, Sciences, un brin de Philo aussi, tout y est passé. Du coup, quand on est parti, il était 5h30. 3h à parler. Et pendant tout ce temps, pas un seul moment de silence. Je crois bien que c'est l'un des rares moments où j'ai pu parler sans retenue et avec passion d'un sujet qui m'est cher, et trouver écho à cet engouement partagé. Tout ça sur une rencontre fortuite. Quasi surréaliste hehe.
Bon, j'ai dormi à peine 1 heure, mais franchement, je ne le regrette pas.
Par contre, j'étais pire qu'un zombie en cours. Et là, il est temps que je dorme. Demain, c'est une grosse journée qui m'attend encore..
J'aime bien ce genre de random events ;)
C'est du moins l'état d'esprit dans lequel je me trouvais il y a encore quelques minutes. Le weekend à Londres, la semaine à Canterbury, sur le campus universitaire, et la semaine BDE (comprendre Bureau Des Elèves pour ceux qui ne connaissent pas le système Fac/Grande Ecole) avec les différentes soirées de listes et les activités dans les locaux de l'Ecole. Bref, beaucoup de choses en peu de temps.
Puis, comme c'est souvent le cas lorsque je m'apprête à publier un nouvel article, je me suis mis à réfléchir. Eh oui, car bien qu'on puisse croire le contraire, le processus d'écriture ne se fait pas (toujours) sur un coup de tête chez moi. Le sujet à traiter, la manière de l'aborder et de l'introduire.. Bien sûr, la suite vient d'elle-même. Comme si d'une certaine façon, une étincelle, un coup de pouce était nécessaire (mais suffisant) pour faire démarrer la machine. Je suppose que quelque part, je n'ai pas vraiment changé sur ce point-ci.
Anyways, tout ça pour dire qu'au moment de l'écriture, j'ai eu comme à mon habitude, un petit moment d'hésitation. Hésitation due à cette pensée que j'ai eu -et que j'ose croire que tout blogueur a déjà connu un jour- à savoir "C'est bien joli tout ça, mais comment rendre le sujet aussi intéressant que tu le perçois?". Puis "En même temps, qui va s'y intéresser? Jveux dire, c'est ta vie, pas celle du Dalaï Lama (j'ignore pourquoi j'ai pensé à cette référence). Osef de ce qui peut bien se passer dans ta petite existence." Pour finir sur "Wtf, c'est un blog, c'est fait pour ça, et puis, tu écris pour toi, pas pour les autres."
Il n'empêche que mine de rien, le regard des autres importe. Car auquel cas à quoi bon utiliser un blog plutôt qu'un bloc-note?
Mais bon, vu que vous êtes capables de lire ces lignes, il paraît assez évident que la petite "séance réflexion" ne m'a pas (complètement) refroidi. Néanmoins, cela m'a permis de me donner des axes sur lesquels focaliser le contenu de cet article.
Bref, fermeture de la parenthèse.
Concernant le séjour en Angleterre, il s'y est passé pas mal de choses, mais aucune que je ne juge vraiment utile ou nécessaire de détailler. Ah si, peut-être un point: NRJ mobile, ça craint! Parce que si en France, le service est satisfaisant, en Angleterre, aucun réseau compatible! "Your sim card doesn't allow you to connect to this network". Fuck!
Alors moi qui avait planifié un rendez-vous sur Londres dès mon arrivée, j'avais un peu les nerfs. Déjà que la navette faisant la liaison Luton - Gloucester Place avait 30min de retard, j'ai passé 15 bonnes minutes à essayer de trouver un moyen d'avoir du réseau. Heureusement, j'ai eu l'excellente idée d'aller acheter une carte sim locale dans le premier tabac rencontré. Et franchement, aucune difficulté à comprendre ou à me faire comprendre ^^ Like a Boss!. Humour intended.
Bref, après cela, weekend sur Londres, dépensé près de 160£ en soldes (ce qui même quand on est économe et qu'on s'efforce de mettre de côté pour ce genre d'occasions est un montant plus qu'honorable pour un étudiant). Faut dire que là-bas, on peut vraiment faire des affaires, à condition de chercher et de ne pas hésiter à négocier. Une chose est sûre, la vie est vraiment chère chez les britons!
Par rapport à la vie sur le campus, RAS de particulier. à part que Canterbury est vraiment cosmopolite d'un certain point de vue. On remarque bien la présence d'un des plus grands campus européen à proximité. Et les anglais ne doivent pas représenter plus de 50% de la population étudiante. Russe, néerlandais, espagnol, italien, allemand, chinois, ..j'ai dû entendre facilement une dizaine de langues durant le séjour. Avec une proportion non négligeable de personnes venues d'Europe de l'Est (ce qui n'était pas pour le moins déplaisant).
Concernant les soirées, je m'efforcerai d'être concis. Nombreuses, originales, propices aux rencontres en tout genre. To put it in a nutshell, enjoyable.
Ca m'a fait du bien, c'est sûr.
Back in France.
Fin du weekend un peu morose. Personne à la maison, rien à faire, plus la retombée du moral après les events des derniers jours.
Passons à la semaine BDE. Personnellement, je n'ai pas vraiment envie d'en parler. Pour la simple et bonne raison que j'ai dû faire mon fantôme la moitié de la semaine (histoire de laisser reposer le foie ainsi que mon dos quelque peu meurtri) et qu'il n'y a rien de très passionnant (pour des externes). J'ai quand même fait une soirée sur les trois prévues. Sympa, sans plus. C'est l'after qui est plus intéressant.
Décidé de dormir chez un pote, dans sa chambre d'étudiant. En rentrant vers 2h30, il me prévient: "Par contre, j'ai pas de sac de couchage. On va aller en demander un à l'étage du dessus". Pas de réponse arrivé sur place. Tant pis. Après, je ne sais pas si c'est l'alcool qui a parlé, ou un quelconque hasard, mais j'ai senti une odeur de pizza suivie de bruits de discussion. Je fais signe à mon hôte et on se dirige vers la source. Une porte grande ouverte, un mec portant une couette qui attend sur le seuil que sa copine daigne le rejoindre.
"- Tiens, vous étiez à la soirée?"
"- Ouais. Toi aussi?"
"- Non non, c'était ma copine. Moi je bouquinais en l'attendant."
"- Cool, quel genre?"
"- De la fantasy."
Et là, c'est le drame. S'il y a un sujet sur lequel il ne faut pas me lancer, c'est les bouquins, et encore moins la fantasy. Parce qu'une fois parti, il n'y a pas de retour possible ^^.
Bref, on commence à parler références et oeuvres, et là, une des nanas dans l'appartement nous entend, et dit "Bon sang, ça parle de Krondor, faut que je les rejoigne là!". Donc on se retrouve à parler dans le couloir, puis la discussion se prolongeant, on migre dans l'appartement de la demoiselle (la copine du mec nous ayant rejoint dans le même temps). Résultat, on se met à parler de fantasy, de SF et de tout ce qui peut tourner autour. Au menu, du Feist, Gemmell, Goodkind, Tolkien, et j'en passe et des meilleures. Le tout accompagné d'une pizza et arrosé d'un rhum fait maison et que franchement, je n'oublierai pas ^_^
Politique, Psychologie, Ethique, Sciences, un brin de Philo aussi, tout y est passé. Du coup, quand on est parti, il était 5h30. 3h à parler. Et pendant tout ce temps, pas un seul moment de silence. Je crois bien que c'est l'un des rares moments où j'ai pu parler sans retenue et avec passion d'un sujet qui m'est cher, et trouver écho à cet engouement partagé. Tout ça sur une rencontre fortuite. Quasi surréaliste hehe.
Bon, j'ai dormi à peine 1 heure, mais franchement, je ne le regrette pas.
Par contre, j'étais pire qu'un zombie en cours. Et là, il est temps que je dorme. Demain, c'est une grosse journée qui m'attend encore..
J'aime bien ce genre de random events ;)
D-3: Moving on and out
Rien de plus que l'environnement naturel d'un élève ingénieur en période de partiels j'ai envie de dire.
L'imprimante est encore chaude et semble peiner à faire sortir tous les documents que je lui ai fait imprimer. Il faut dire qu'il y en a facilement pour plusieurs centaines de pages. C'est la forêt qui va être contente.
Quant à ma tête.. Elle ne serait pas contre un peu de repos. Les formules et autres théorèmes commencent à se mélanger dans ma tête, et c'est loin d'être une partie de plaisir.
Mais le résultat en vaut la peine. Pour l'instant. Si je continue sur cette lancée, je valide mon semestre easy, avec à la clé un éventuel ticket pour une troisième année à l'étranger. Ca serait le pied. Tout et tout le monde semble m'appeler hors de notre France bien aimée. J'ai des propositions d'offres de stage en Angleterre (pas mal), en Allemagne (bof) et possiblement au Canada (ah, intéressant ça). Et un salaire pas vraiment misérable.
Il faut juste que j'arrive à trouver le temps de terminer cette lettre de motivation et de l'envoyer.
Enfin, plus que trois partiels sur les 8 de ce semestre. 3 jours également avant que je puisse partir. Une semaine de break. Destination: Canterbury, UK. Ca va me faire du bien, je crois que j'en ai terriblement besoin.
D'ailleurs, l'autre partie de ma chambre est un peu dans un mess assez terrible. La valise est ouverte et à moitié faite faute de pouvoir vraiment m'y consacrer pour l'instant.
Le lit? Pas grand chose d'autre qu'une armoire où j'entasse tout et n'importe quoi. Pour ce que j'y dors d'façon.
Bah, il sera bien temps de jouer les maniaques plus tard.
Il faut juste que je tienne le coup. Encore 48h et je serai débarrassé. Pas si facile quand on a tout le temps envie de bouger. Jdevrais peut-être couper la musique. Mouais, facile à dire. Mais bon, quand on commence à pouvoir caser des passes acrobatiques dans ses enchaînements, ça donne envie.
Et puis ma soeur qui me dit qu'il y a un club de rock/country swing sur le campus, ça n'aide pas.
It's going to be just damn nice.
Such Is The Way To The Stars
L'histoire est une salope. Elle se présente toujours à nous affublée de ses plus beaux atours et maquillée comme une belle. Un déguisement qui prend parfois le nom de "nouveauté" ou "d'innovation" . On a beau savoir que tout le monde la connaît, on se dit qu'on sera meilleur que ceux qui sont passés avant nous.
Et puis, à force de charme et de subterfuges, on finit par faiblir, avant de céder. Car devant tant d'insistance et de douceur, comment ne pas succomber?
Et puis lorsque l'on se rend compte de notre erreur, il est déjà trop tard. Tout est déjà consommé, et les yeux s'ouvrent sur la réalité, tandis qu'elle s'en va, ayant obtenu ce qu'elle voulait. Que reste-t-il de nous ensuite? Rien qu'un souvenir, et l'expérience dont elle saura faire profiter nos successeurs. Et ce rire qui vient nous rappeler l'échec et la tromperie.
"I don't give a shit"
Tel est un peu mon credo du moment. Ma "nouvelle résolution" pour cette année si l'on veut.
Une nouvelle année qui débute, et une nouvelle peau vient lentement remplacer l'ancienne. J'ai laissé tomber mon cynisme qui jusque là semblait m'accompagner jusque dans mes moindres gestes. Remisé le sourire narquois, l'apparente nonchalance et le regard sarcastique. Ils ont fait leur effet un moment, mais il est temps de changer. D'évoluer. Et puis je vois à ce qui m'entoure qu'il commence à être à la mode. Quitte à être différent, autant l'être des autres.
En fin de compte, je m’aperçois que le cynisme n'était rien qu'une carapace qui n'avait aucun autre rôle que d'être une carapace. Car sous ce qui semble être un "je ris du malheur plutôt que d'en pleurer" se cache en réalité une profonde sensibilité. Et c'est la que se trouve notre plus grande faiblesse.
Même chose pour l'empathie. Le rôle du psychologue, j'ai assez donné. Et pour quel résultat? J'ai l'impression d'avoir côtoyé des névrosées, timbrées, ou tout simplement des hypocrites superficielles et incapables d'affronter la réalité en face. Or, j'ai bien conscience que ce ne sont pas des connasses finies. Mais quand je repense au passé, les souvenirs ne m'inspirent qu'un profond dégoût..
Aujourd'hui, je laisse tomber le masque. c'est fatiguant. Usant. Devoir trouver les bons mots, être toujours disponible lorsqu'il s'agit de trouver du réconfort, de s'entendre dire aux autres que ce sont des filles bien, jolies et que tous les hommes rêveraient d'avoir. Parce qu'à force de mentir aussi bien, on finit par croire à nos propres mensonges, et on se prend au jeu. Alors que franchement..
*Frankness enters*
J'ai toujours été capable d'interpréter les réactions des autres, connaître leurs intentions, leurs états d'esprit, deviner leurs attentes. Allié à une certaine élocution, un don d'empathie, on devient capable de charmer un peu n'importe qui, d'ouvrir toutes les portes. Or bien sûr, il s'en trouvera pour contester, soutenant que sans véritable fondement un homme n'arrivera à rien. Vrai. Mais insuffisant. Un génie aux airs de vagabond réussira avec plus de peine à se hisser à la position qu'il aspire, qu'un homme avec une intelligence légèrement supérieure à la moyenne mais avec un jeu et une apparence soignés. Toute comparaison est fortuite.
Mais là n'est pas le point. La réflexion est la suivante: Si se servir de nos talents, nos aptitudes pour faire le bien ne mène à rien dans le meilleur des cas, alors à quoi bon? Autant s'en servir à d'autres fins. Non pas nécessairement le mal (quoique s'il permet de nous apporter une quelconque satisfaction), mais du moins en obtenir la jouissance personnelle. Faire le bien? Oui. Mais soyons clairs. C'est de notre bien qu'il s'agit.
Et la moralité dans tout ça? Qu'elle aille au diable. Au diable les notions de valeurs, le sentiment d'oeuvrer pour le bien des autres, d'une cause plus grande que soit. Et au diable le bonheur. Le bonheur est un concept. Et je n'ai que faire de concepts qui n'apportent rien de bon. Seule la satisfaction directe et immédiate est tangible, réelle.
Alors oui, si pour cela je dois ressembler à ces "grandes personnes" qui ont réussit et que j’abhorrais plus jeune, qu'il en soit ainsi. La fin justifie les moyens. Ou dit de manière plus "poétique", Sic Itur Ad Astra. Such Is The Way To The Stars.
Nouvelle règle de conduite, nouvel objectif. On reste froid mais courtois, indifférent mais cordial. Tranchant mais pertinent. Il paraît qu'on fait agir plus de muscles en adoptant un air renfrogné qu'en souriant. Et sincèrement, je veux bien le croire. Mais une chose est sûre, on fait encore moins d'effort lorsque l'on reste indifférent. Pourrait-on parler de stoïcisme? Possible. Tant que l'on n'entre pas dans les dérives du fatalisme, du déni ou de l'insouciance systématique. Tant que l'ataraxie reste le seul objectif. Principal et unique.
Cela dit, je ne compte pas oublier ce que j'ai été, ce que je continue encore d'être. J'ai été un grand cynique, et je continuerai très probablement de le rester. Après tout, j'ai toujours pu obtenir ce que je voulais de ce biais. Mais en aucun cas il ne s'agira d'une finalité à présent. Parce qu'être cynique, c'est admettre que les choses ont de l'importance. Or, je réalise à présent que ça n'a jamais été le cas.
Je ne me suis jamais totalement impliqué coeur et âme. Seules ont suffi les actions et les intentions formulées. Quelle que soit la cause, quelle que soit la relation. Pas une larme de tristesse, pas une seule de souffrance depuis l'enfance. La reconnaissance m'importe peu, tout comme la joie d'être en chaque instant avec l'être "aimé". Et puis je me dis aujourd'hui que si quelque chose leur arrivait, je n'en aurais rien à faire.. Une pensée atroce mais curieusement, aucun sentiment de culpabilité ne vient.
En réalité, tout ce qui a toujours compté a été de savoir si j'étais prêt, si j'avais tout ce dont j'avais besoin pour réussir. Plaire aux gens, savoir comment ils fonctionnent. Accorder son violon le cas échéant.
Je ne nie pas avoir des besoins. Mais quel que soit le point de vue, ils ne restent que des besoins. Pas des objectifs. Seule compte l'homéostasie. Pouvoir endurer, affronter les obstacles qui m'incombent. Et m'adapter. C'est ce pour quoi je suis le plus doué finalement. Car mes souhaits, mes ambitions sont clairement définis. Et que je ne reculerai devant rien.
Car c'est ainsi que l'on s'élève vers les astres
Et puis, à force de charme et de subterfuges, on finit par faiblir, avant de céder. Car devant tant d'insistance et de douceur, comment ne pas succomber?
Et puis lorsque l'on se rend compte de notre erreur, il est déjà trop tard. Tout est déjà consommé, et les yeux s'ouvrent sur la réalité, tandis qu'elle s'en va, ayant obtenu ce qu'elle voulait. Que reste-t-il de nous ensuite? Rien qu'un souvenir, et l'expérience dont elle saura faire profiter nos successeurs. Et ce rire qui vient nous rappeler l'échec et la tromperie.
"I don't give a shit"
Tel est un peu mon credo du moment. Ma "nouvelle résolution" pour cette année si l'on veut.
Une nouvelle année qui débute, et une nouvelle peau vient lentement remplacer l'ancienne. J'ai laissé tomber mon cynisme qui jusque là semblait m'accompagner jusque dans mes moindres gestes. Remisé le sourire narquois, l'apparente nonchalance et le regard sarcastique. Ils ont fait leur effet un moment, mais il est temps de changer. D'évoluer. Et puis je vois à ce qui m'entoure qu'il commence à être à la mode. Quitte à être différent, autant l'être des autres.
En fin de compte, je m’aperçois que le cynisme n'était rien qu'une carapace qui n'avait aucun autre rôle que d'être une carapace. Car sous ce qui semble être un "je ris du malheur plutôt que d'en pleurer" se cache en réalité une profonde sensibilité. Et c'est la que se trouve notre plus grande faiblesse.
Même chose pour l'empathie. Le rôle du psychologue, j'ai assez donné. Et pour quel résultat? J'ai l'impression d'avoir côtoyé des névrosées, timbrées, ou tout simplement des hypocrites superficielles et incapables d'affronter la réalité en face. Or, j'ai bien conscience que ce ne sont pas des connasses finies. Mais quand je repense au passé, les souvenirs ne m'inspirent qu'un profond dégoût..
Aujourd'hui, je laisse tomber le masque. c'est fatiguant. Usant. Devoir trouver les bons mots, être toujours disponible lorsqu'il s'agit de trouver du réconfort, de s'entendre dire aux autres que ce sont des filles bien, jolies et que tous les hommes rêveraient d'avoir. Parce qu'à force de mentir aussi bien, on finit par croire à nos propres mensonges, et on se prend au jeu. Alors que franchement..
*Frankness enters*
J'ai toujours été capable d'interpréter les réactions des autres, connaître leurs intentions, leurs états d'esprit, deviner leurs attentes. Allié à une certaine élocution, un don d'empathie, on devient capable de charmer un peu n'importe qui, d'ouvrir toutes les portes. Or bien sûr, il s'en trouvera pour contester, soutenant que sans véritable fondement un homme n'arrivera à rien. Vrai. Mais insuffisant. Un génie aux airs de vagabond réussira avec plus de peine à se hisser à la position qu'il aspire, qu'un homme avec une intelligence légèrement supérieure à la moyenne mais avec un jeu et une apparence soignés. Toute comparaison est fortuite.
Mais là n'est pas le point. La réflexion est la suivante: Si se servir de nos talents, nos aptitudes pour faire le bien ne mène à rien dans le meilleur des cas, alors à quoi bon? Autant s'en servir à d'autres fins. Non pas nécessairement le mal (quoique s'il permet de nous apporter une quelconque satisfaction), mais du moins en obtenir la jouissance personnelle. Faire le bien? Oui. Mais soyons clairs. C'est de notre bien qu'il s'agit.
Et la moralité dans tout ça? Qu'elle aille au diable. Au diable les notions de valeurs, le sentiment d'oeuvrer pour le bien des autres, d'une cause plus grande que soit. Et au diable le bonheur. Le bonheur est un concept. Et je n'ai que faire de concepts qui n'apportent rien de bon. Seule la satisfaction directe et immédiate est tangible, réelle.
Alors oui, si pour cela je dois ressembler à ces "grandes personnes" qui ont réussit et que j’abhorrais plus jeune, qu'il en soit ainsi. La fin justifie les moyens. Ou dit de manière plus "poétique", Sic Itur Ad Astra. Such Is The Way To The Stars.
Nouvelle règle de conduite, nouvel objectif. On reste froid mais courtois, indifférent mais cordial. Tranchant mais pertinent. Il paraît qu'on fait agir plus de muscles en adoptant un air renfrogné qu'en souriant. Et sincèrement, je veux bien le croire. Mais une chose est sûre, on fait encore moins d'effort lorsque l'on reste indifférent. Pourrait-on parler de stoïcisme? Possible. Tant que l'on n'entre pas dans les dérives du fatalisme, du déni ou de l'insouciance systématique. Tant que l'ataraxie reste le seul objectif. Principal et unique.
Cela dit, je ne compte pas oublier ce que j'ai été, ce que je continue encore d'être. J'ai été un grand cynique, et je continuerai très probablement de le rester. Après tout, j'ai toujours pu obtenir ce que je voulais de ce biais. Mais en aucun cas il ne s'agira d'une finalité à présent. Parce qu'être cynique, c'est admettre que les choses ont de l'importance. Or, je réalise à présent que ça n'a jamais été le cas.
Je ne me suis jamais totalement impliqué coeur et âme. Seules ont suffi les actions et les intentions formulées. Quelle que soit la cause, quelle que soit la relation. Pas une larme de tristesse, pas une seule de souffrance depuis l'enfance. La reconnaissance m'importe peu, tout comme la joie d'être en chaque instant avec l'être "aimé". Et puis je me dis aujourd'hui que si quelque chose leur arrivait, je n'en aurais rien à faire.. Une pensée atroce mais curieusement, aucun sentiment de culpabilité ne vient.
En réalité, tout ce qui a toujours compté a été de savoir si j'étais prêt, si j'avais tout ce dont j'avais besoin pour réussir. Plaire aux gens, savoir comment ils fonctionnent. Accorder son violon le cas échéant.
Je ne nie pas avoir des besoins. Mais quel que soit le point de vue, ils ne restent que des besoins. Pas des objectifs. Seule compte l'homéostasie. Pouvoir endurer, affronter les obstacles qui m'incombent. Et m'adapter. C'est ce pour quoi je suis le plus doué finalement. Car mes souhaits, mes ambitions sont clairement définis. Et que je ne reculerai devant rien.
Car c'est ainsi que l'on s'élève vers les astres
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